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Guide de la consommation responsable

Lexique:

Bleu, vert et brun représentent l’expression symbolique et colorée de la nature.
Regardez autour de vous…
bleuvertbrun


Achat vert: se déclare plus respectueux de l’environnement, prenant en compte la politique du fabricant et du distributeur en matière d'environnement comme, le recyclage des produits, la maîtrise environnementale des procédés de fabrication, la reprise des produits en fin de vie, la diminution des emballages, etc.

Agroécologie: une démarche scientifique attentive aux phénomènes biologiques qui associe le développement agricole à la protection-régénération de l’environnement naturel. Elle est à la base d’un système global de gestion d’une agriculture multifonctionnelle et durable, qui valorise les agro-écosystèmes, optimise la production et minimise les intrants.

Amap: « Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne ». Elles se caractérisent par le contrat qui engage un groupe de consommateurs à acheter les produits d’un agriculteur, pendant toute une saison. Ce contrat est matérialisé par une charte qui unit consommateurs et producteurs. Les Amap(s) ont été instaurées pour maintenir les petits producteurs pratiquant une agriculture responsable. Les deux parties définissent ensemble la quantité et le prix des denrées à fournir et se retrouvent chaque semaine pour la distribution.

Appelation d'origine contrôlée - AOC: ceci est un label, voir chapitre: Infos labels.

Appelation d'origine protégée - AOP: ceci est un label, voir chapitre: Infos labels.

Bâtiment à basse consommation - BBC: il s’agit d’un bâtiment dont les très faibles besoins énergétiques contribuent à atteindre les objectifs de 2050 : réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pour les constructions résidentielles neuves, l’objectif de consommation maximale en énergie primaire fixé à 50 kWh/m²/an, à moduler selon les régions et l’altitude. Est prise en compte la consommation dite conventionnelle d’énergie primaire pour le chauffage, le refroidissement, la ventilation, les auxiliaires, la production d’eau chaude sanitaire et l’éclairage des locaux.

Bâtiment à énergie positive: il s’agit d’un bâtiment ayant des besoins en énergie très faible, et pourvu de dispositifs de production d’énergie d’origine renouvelable (solaire ou éolien) dont la production compense ou dépasse les besoins d’énergie, sur la base d’une moyenne annuelle. Au moment de la mise sous presse de ce lexique, il est projeté de créer prochainement un label officiel en France. Il est important, en effet, de définir quels types d’usages de l’énergie sont à prendre en compte pour caractériser un tel bâtiment, et de définir une contrainte de sobriété énergétique pour toutes les consommations avant compensation.

Bâtiment durable: bâtiment pour la conception duquel ont été menées des études d’impact sur l’environnement pour l’ensemble du cycle de vie : matières premières, transport, construction, exploitation (vie du bâtiment) et déconstruction. Les indicateurs généralement utilisés sont les émissions de gaz à effet de serre et l’énergie grise liée à la construction, voir « Bilan carbone ».

BEPOS: acronyme parfois utilisé pour les bâtiments à énergie positive, voir « Bâtiment à énergie positive »

Bilan carbone: ceci est une marque déposée, voir chapitre: Infos labels.

Biodiversité: il s’agit de la diversité de la nature et de la vie à tous ses niveaux d’organisation, des gènes aux espèces, de l’individu à l’écosystème.

Biodynamie: il s’agit d’une méthode de culture qui proscrit l'emploi de tous traitements chimiques et qui introduit également la connaissance des rythmes cosmiques (influence des astres, cycles lunaires,…) pour la régénération du sol, le travail de la terre et les soins prodigués tout au long de l'année. Recyclage et transformation de la matière organique par compostage et diverses préparations, assurant l’équilibre du sol, le respect des plantes et des animaux et une alimentation saine.

Biomasse: le terme de biomasse regroupe l'ensemble des matières organiques pouvant devenir des sources d'énergie. l'énergie biomasse est donc une énergie renouvelable. Le bois énergie, matérialisé par les bûches, les granulés et les plaquettes, est la première source d'énergie biomasse.

Biopesticides: utilisation des prédateurs pour combattre certains insectes, de pièges et de barrières pour les empêcher de se reproduire. Les pesticides biologiques proviennent de sources naturelles (habituellement des plantes ou des minéraux).

Biosécurité: c’est une réglementation au niveau national et international pour concilier les impératifs commerciaux, la protection de la santé humaine et la conservation de l'environnement au regard du développement de la biotechnologie.

Biotechnologie: création de nouveaux produits à l'aide de procédés biologiques qui utilisent des organismes vivants ou des éléments d'organismes vivants (ex: la levure dans le production de la bière).

Bois raméal fragmenté: dits BRF; ils permettent de cultiver sans labour, sans engrais et sans eau (ou très peu) des végétaux alimentaires ou non. En utilisant des branches fraîchement broyées et répandues au sol. Une pédofaune (faune du sol) et pédoflore (flore du sol) va s’installer et reproduire les mêmes mécanismes que la forêt, laquelle est autosuffisante. Les BRF sont considérés comme des aggradants (on parle alors d’aggradation à l’inverse de dégradation) et présentent un matériau de premier choix pour restaurer les sols épuisés.

BPASS : acronyme parfois utilisé pour les bâtiments passifs, voir « Habitat passif ».

Commerce équitable: la forte volatilité du cours des marchés des matières premières fragilise les revenus des producteurs. Le commerce équitable veut remédier à ces difficultés en travaillant sur le long terme en garantissant aux producteurs un prix minimum. Il s’agit d’acheter des produits agricoles ou artisanaux à un prix juste. Il ne représente que 0.01% du commerce international. Le commerce équitable se développe
également en France.

Compost: c’est le résultat de la décomposition naturelle et de l’humification d’un mélange de matières organiques (résidus verts, déchets de cuisine, papier, fumier,...) par des micro-organismes ou macro-organismes (insectes, lombrics, champignons...). Le compost est riche en nutriments et est utilisé comme engrais. Son usage améliore la structure des sols (apport de matière organique), ainsi que la biodisponibilité en éléments nutritifs (azote).

Construction bioclimatique: c’est un concept de bâtiment qui vise à tirer le meilleur parti de l'environnement géographique et climatique de son site de construction, pour augmenter la part des contributions gratuites de l’environnement au confort d’hiver et d’été. Il n’existe pas de label ou de certification officielle.

Eco-conception: il s’agit de la prise en compte de la protection de l’environnement dans la conception des biens et des services. Elle permet de mettre sur le marché des produits plus respectueux de l’environnement tout au long de leur cycle de vie, c'est-à-dire depuis l’extraction de matières premières jusqu’aux déchets issus de leur fabrication, de leur utilisation et de leur abandon.

Eco-construction: voir « Bâtiment durable ».

Eco-entreprise: l'activité de l’entreprise est dirigée vers le but de protéger l'environnement à l'aide de techniques et procédés de nature industrielle. On distingue généralement trois secteurs dans les éco-entreprises : prévention, réparation, gestion.

Eco-produit: tout produit qui génère un moindre impact sur l’environnement tout au long de son cycle de vie et qui conserve ses performances lors de son utilisation.

Economie circulaire – « Cradle to cradle – du berceau au berceau »: elle s’oppose à l’économie linéaire et ses processus industriels habituels, qui épuise d’un côté des ressources et accumule de l’autre des déchets.
Penser un produit, dès son origine, de façon à lui donner plusieurs vies.
L’économie circulaire cherche à rapprocher les écosystèmes industriels du fonctionnement quasi cyclique des écosystèmes naturels. En les imitant; soit les produits retournent sous forme de nutriments assimilables vers les sols, soit ils sont recyclés indéfiniment sous forme de nutriments techniques pour une éco-efficacité.
Il s’agit de disjoindre la création de valeur des flux de matière et d’énergie qui la sous-tendent généralement. Par exemple, au travers des thématiques relatives à la dépollution et à l’éco-conception, d’accélérer l'innovation et le déploiement des technologies vertes dans les domaines de la collecte, du tri, de recyclage et de valorisation des déchets, et de l'ensemble des technologies permettant des modes de production moins consommateurs en matières premières; de réduire, de récupérer, de réutiliser, de réparer, de recycler les productions.
Les ressources naturelles considérées encore il y a peu comme infinies sont aujourd’hui un enjeu en termes d’économie et d’utilisation rationnelle des ressources.
Des activités complémentaires sont regroupées, dont chacune produit des déchets que les autres utilisent ou transforment en ressources. Cela se traduit par un recours aussi limité que possible aux ressources non reproductibles et par l’utilisation privilégiée de ressources renouvelables, associée à une production propre et à une valorisation des déchets.

Ecotourisme: concerne un tourisme axé sur la recherche du contact avec la nature (observation de la faune et de la flore, randonnées, etc.) et les cultures traditionnelles. Il cherche à minimiser ses retombées sur l’environnement naturel et socioculturel.

Empreinte écologique: c’est une mesure de l’impact des activités humaines sur les écosystèmes et la planète. C’est un outil qui évalue la surface nécessaire pour produire tout ce que consomme un individu ou une population pour son alimentation, son habitation, ses déplacements,… ainsi que pour absorber les déchets rejetés.

Energies renouvelables: ce sont les sources d’énergie naturelles et inépuisables. La première d’entre elles est le rayonnement solaire et les autres en découlent plus ou moins directement (vents, cycle de l’eau et marées, fabrication de biomasse, etc.).

Energie grise: il s’agit de la quantité d’énergie nécessaire pour la construction d’un bâtiment, exprimée en kWh/m². Avec l’avènement des bâtiments très sobres en énergie pendant leur durée de vie, cette information devient significative dès lors que le processus de construction peut représenter la mise en œuvre d’une quantité d’énergie importante.

Espace vert écologie: ceci est un label, voir chapitre:  Infos labels.

FDES: fiche de description environnementale et sanitaire. Fiche standardisée selon la norme NF P 01-010, qui permet de quantifier l’impact environnemental d’un matériau de construction suivant 10 critères différents, allant de la consommation d’énergie à l’impact sur la biodiversité.

Grenelle de l’environnement: il a été lancé le 6 juillet 2007. Six groupes de travail de 40 membres répartis en 5 collèges ont été alors mis en place. Ils avaient pour vocation de représenter les acteurs du développement durable : l’Etat, les collectivités locales, les ONG, les employeurs et les salariés.
Cette séquence opérationnelle a mobilisé plus de 1 000 contributeurs, représentants de l’Etat, filières professionnelles, entreprises, associations, collectivités territoriales. Le Grenelle de l’environnement se présentera en 4 phases: la création; la consultation des publics (en régions); les négociations entre les cinq collèges autour des ministres; la mise en œuvre des engagements, qui est toujours en cours.

Habitat passif ou maison passive: Concept de bâtiment dont la consommation énergétique, pour le chauffage seul, se doit d'être très faible. Ce type d'habitation permet une réduction très conséquente des dépenses d'énergie de chauffage par rapport à une maison neuve classique. La philosophie de ce type de concept est réaliser une isolation thermique de très haut niveau, et une étanchéité à l’air quasi-parfaite. Ainsi, la quantité d’énergie nécessaire pour le chauffage est insignifiante, voire entièrement compensée les apports solaires et/ou les apports internes (occupants et équipements). Il existe un label officiel « PassivHaus » en Allemagne, qui exige notamment un besoin en chauffage inférieur à 15 kWhef/m²SHab/an. Ce type d’exigence est bien adapté à un climat de type continental. Il n’existe pas de label de ce type en France, et il n’en existera probablement pas sous une forme équivalente, la réglementation française se devant de prendre en compte la diversité des climats français, et la part plus importante des autres usages de l’énergie – notamment la production d’eau chaude sanitaire – dans les régions plus tempérées.

HQE: ceci est un label, voir chapitre: Infos labels.

Impacts environnementaux: concerne tout ce qui dégrade notre environnement, soit en utilisant des ressources non renouvelables (pétrole, charbon,…) et dérivés, soit en entraînant des rejets néfastes (déchets, pollution de l’air, de l’eau et des sols).

Jardins de Cocagne: ils fournissent des paniers hebdomadaires de légumes biologiques. Le premier Jardin est né à Besançon en 1991 et les 100 Jardins actuellement en activé en France utilisent une partie des recettes obtenues par la vente de légumes pour créer des contrats d’insertion, d’embaucher des maraîchers, de louer des terrains et d’acheter du matériel. Actuellement « Les Jardins de Cocagne » comptent 20 000 adhérents-consommateurs, 4 000 salariés et 1 000 bénévoles.

Locavore: le terme « locavore » a été inventé par Jessica Prentice en 2005 à l'occasion de la journée mondiale de l'environnement, qui a proposé aux résidents locaux d’essayer de manger seulement les aliments cultivés ou produits à l’intérieur d’un rayon de 160 kilomètres. Le mouvement « locavore » encourage les consommateurs à acheter, soit sur les marchés ou directement aux agriculteurs locaux, dans les AMAP ou par le biais des cueillettes libres des produits frais.
L'adjectif « locavore » est entré dans le Larousse dans l'édition 2010.

Microbiologie des sols: c’est la science qui étudie les mécanismes de transformation des éléments constitutifs du sol par les microbes en éléments assimilables par les plantes. Elle s’attache également à comprendre les relations complexes qui unissent les microbes du sol entre eux.

NF-HQE: ceci est un label, voir chapitre: Infos labels.

NF – Maison Individuelle: ceci est un label, voir chapitre: Infos labels.

Négawatts: c’est l’énergie non consommée par le fait d’un comportement limitatif.

Placements solidaires: la finance solidaire a pour but de rendre accessibles aux populations défavorisées les services financiers de base et/ou d’orienter l’épargne vers les activités à caractère solidaire et éthique. La finance solidaire soutient indirectement les actions sociales les plus variées en utilisant différents concepts. Les placements en finance solidaire peuvent s’effectuer sous forme de livrets, compte à terme, assurance-vie et actionnariat solidaire

•   Permaculture: c’est un ensemble de pratiques visant à créer une production agricole soutenable, très économe en énergie (travail manuel et mécanique, carburant,...) et respectueux des êtres vivants et de leurs relations réciproques. Elle vise à créer un écosystème productif en nourriture et diverses ressources utiles, tout en laissant au milieu naturel le plus de place possible.

Puits canadien: conduit souterrain d’une certaine longueur, enterré autour d’une maison, permettant des échanges thermiques entre le sol et l’air neuf destiné au renouvellement de l’air intérieur de la maison. Permet de récupérer une partie de la chaleur du sol en hiver (puits canadien), ou de la fraîcheur en été (puits provençal).

Puits provençal: voir « Puits canadien ».

Renaturation: actions permettant de maintenir ou restaurer les fonctions écologiques des milieux aquatiques.

SEL -  Système d'Echange Local: c’est un système d'échange alternatif, construit à  côté du système d'échange économique dominant, le système monétaire classique. Faisant partie de l'économie sociale et solidaire, il s'appuie dans une large mesure sur les mêmes bases que l'économie de marché. L’ensemble des offres et demandes de tous les membres forme le catalogue du SEL. Des réseaux plus vastes se tissent entre "selistes" et il existe aujourd'hui des réseaux interSEL, des routes du SEL, des stages de SEL.
Historique: Dès 1930 le maire de Wörgl en Autriche décidait d'émettre des bons de travail convertibles en schillings, afin de lutter contre l'endettement et le chômage. L'expérience fut interdite en 1933 par les autorités régionales et la banque centrale autrichienne. De même en 1954 à Lignières-en-Berry, en France, furent instaurés des bons d'échange pour tenter de revitaliser l'activité locale. Le premier SEL (LETS en anglais, pour Local Exchange Trading System) a été fondé au Canada, dans les années 1970. Il s’agissait d’aider les habitants de cette région touchée par le chômage. Des systèmes semblables ont été lancés un peu partout en Amérique du Nord. Le premier SEL moderne de France a été créé en 1994, en Ariège. En 1996, Strasbourg était l'une des premières grandes villes de France à voir naître un SEL. Dix ans après, il y a près de 300 SEL dans 96 départements, de tailles plus ou moins modestes (de deux à quelques centaines de membres) suivant les régions, qui permettent à plus de 20.000 personnes de procéder à des échanges. On en trouve aussi en Australie, au Japon ou en Amérique latine et bien sûr dans d'autres pays d'Europe: Belgique, Suisse.
Les SEL prennent la forme de réseaux à but non lucratif, sous la forme d’associations déclarées ou de fait, implantées localement, qui permettent à leurs membres de procéder à des échanges multilatéraux de biens, de services et de savoirs, sans avoir recours à la monnaie gouvernementale (ou supra-gouvernementale dans le cas de l'euro), mais en comptant des unités d’échange choisies par les membres du SEL (temps, etc.). De nombreux systèmes d’échanges différents coexistent: savoirs, troc de marchandises, coups de main, etc.
Les promoteurs d'un SEL cherchent une alternative au système économique actuel, dont les principaux reproches sont: la mauvaise valorisation du temps, l’inégalité de départ et à l'arrivée, le poids exorbitant de la spéculation financière, et des multinationales qui profitent de la mondialisation.
Les libéraux relèvent les points communs avec une économie de marché: l’indépendance par rapport à l'État, la définition de leurs propres règles sociales sans référence à la règle commune, la monnaie privée, le maintien de la propriété privée. Les SEL ne feraient que réinventer le marché et les circuits économiques de base. Produire, échanger, en marge des contraintes administratives, sans prélèvements obligatoires et la réinvention d'une banque libre. Néanmoins, ils estiment que les SEL ont l'inconvénient de promouvoir une société close et protectionniste au lieu d'une société ouverte.
L'échange se base généralement sur une conception objective de la valeur, proche de la valeur travail, et non sur la conception subjective de la valeur, qui l'a supplantée. Le calcul de la valeur peut être simplifié. Dans les SELT (de "SEL-Temps"), la monnaie d'échange est directement le temps donc les échanges se font en heures ou en minutes. Favorisant la solidarité et le lien social, une heure d'échange vaut une heure, que l'on ait fait une tâche qualifiée ou non. Il est donc possible à tous les membres du système d'échanger des services au travers de cette nouvelle économie. On gagne le même nombre d’unités, basées sur le temps, que l'on ait fait du nettoyage, dispensé un cours de guitare ou fait du jardinage durant une heure donné un cours de physique. Cependant, chaque SEL a sa propre logique et il peut y avoir plusieurs mesures dans certains cas.
La monnaie des SEL est souvent limitée à sa fonction d'échange et d'unité de mesure, elle ne remplit pas la fonction d'épargne. Il s’agit d'encourager la circulation de la monnaie et de décourager sa thésaurisation.
L'intérêt fondamental des SEL est de permettre de nouvelles activités et d'introduire de nouveaux flux monétaires, afin de pallier le manque de monnaie traditionnelle des participants. Ils permettent de créer des liens, d'œuvrer à la réinsertion des publics marginalisés, de favoriser la création de biens et de services et surtout leur échange au sein du groupe, qui s'assimile finalement à un grand groupe d'entraide.
Les créances et dettes sont matérialisées par des bons d'échange composés de trois parties: la souche destinée à l'emprunteur, la partie centrale affectée à l'association gestionnaire, la partie droite remise au créancier. De plus en plus, tout se passe via les sites internet des SEL où les échanges et la comptabilité sont automatisés.
En France, les transactions réalisées dans le cadre du SEL ne sont exonérées de TVA et d’impôts que dans la mesure, où il s’agit d’une activité non répétitive et ponctuelle, n’entrant pas dans le cadre d'une profession. Si dans le cadre d'un SEL on se livre à une activité répétitive ou entrant dans le cadre de son métier, on se doit de le déclarer aux organismes concernés.

Sol (abréviation de solidaire): c’est une monnaie encore expérimentale issue du projet Sol, réalisé en partenariat par une banque: le « Crédit Coopératif », des compagnies d'assurances: la « Maif » et la « Macif », le groupe « Chèque Déjeuner » et des régions françaises et avec le soutien du « Fonds Social Européen » - programme Equal (Equal 2). Sol est une monnaie complémentaire qui vise à replacer l'argent comme moyen et non comme une fin. C'est aussi une « monnaie fondante » qui lorsqu'elle n'est pas utilisée est réaffectée collectivement à des projets d'utilité sociale et écologique. Elle s'appuie sur le réseau Sol: ensemble des entreprises et partenaires qui adhèrent à cette monnaie.
Elle est actuellement en cours de lancement dans plusieurs villes ou communautés de communes. Cette monnaie est complètement dématérialisée: pas de pièces ni de billets. Les échanges passent par un des supports électroniques: carte à puces, internet, téléphone.
Elle développe trois volets d'échange:
-          la coopération entre entreprises de l’économie sociale et solidaire (Sol Coopération), qui fonctionne de manière analogue à une carte de fidélité. Plus l'on consomme en euros dans un réseau d'entreprises qui partagent des valeurs écologiques et sociales, plus on engrange des Sols qui pourront être dépensés dans les structures du réseau Sol. Le Sol coopération vise ainsi à soutenir les entreprises de l'économie sociale et solidaire en donnant un sens à nos consommations.
-          l’engagement dans des activités d’entraide (Sol Engagement), c’est "un outil d'échange entre personnes". Il vise à rendre visible et à valoriser l'engagement des Solistes dans des associations qui participent au programme Sol. Les bénévoles en contrepartie de leur engagement reçoivent des Sols qui pourront leur permettre "d'acheter" des services dans l'esprit des SEL (Systèmes d'échanges locaux).
-          les politiques sociales à travers une monnaie affectée (Sol affecté), qui est un outil d'action sociale émis par les collectivités territoriales, les mutuelles, les comités d'entreprise vers des "publics cibles" pour leur permettre d'accéder à certains biens et services.
Sont agrées SOL, en priorité les structures qui dans leur objet, leur management et leur fonctionnement mettent en oeuvre les valeurs de l’économie sociale et solidaire, à savoir: les associations, les coopératives, les mutuelles, les fondations indépendantes, les fondations d’entreprises sous réserve de l’appartenance de l’entreprise à l’économie sociale et solidaire. Peuvent être agréées sur dossier les structures qui démontrent leur plus value sociale, écologique ou citoyenne, tant par l’orientation de leur production de biens et services que par les conditions de réalisation de leur production notamment au service du développement local. Sont par ailleurs agréées les collectivités territoriales, les organismes sociaux, les organismes publics dans le cadre de leur mission d’intérêt général. Tous les agréments sont délivrés par les comités régionaux de l’association SOL. Ces comités regroupent des représentants des trois collèges de l’association. L’agrément est attribué pour une durée illimitée, mais peut être interrompu par un retrait volontaire de la structure ou un retrait d’agrément.

Tourisme éthique: les acteurs traditionnels du tourisme (tour-opérateurs, hôtels de chaînes,…) développent des pratiques plus respectueuses de l’environnement et des droits sociaux des salariés, comme des populations locales.

Tourisme solidaire: les voyageurs du Nord, conscients des dégâts causés par le tourisme aux pays du Sud, mettent en place des actions de solidarité concrètes, des projets touristiques qui sont en même temps de véritables projets de développement local: leurs ressources sont reversées en grande partie aux populations locales.

Wwoofing: World Wide Opportunities on Organic Farms; il s’agit de mettre en relation des personnes désireuses de découvrir et de participer au monde agricole biologique et écologique avec des fermiers, des professionnels de cet univers et de partager leur quotidien. La traduction en français est possibilités dans les fermes bio du monde entier. Le wwoof n'est pas une seule et unique organisation internationale mais un réseau d'organisations wwoof à travers le monde. Les wwoofers se recrutent parmi différentes catégories de personnes. Des étudiants aux ressources limitées peuvent l'utiliser pour prendre des vacances. On y trouve aussi des personnes intéressées par l'agriculture bio (dont des étudiants en agronomie, voir de futurs agriculteurs) ou le jardinage bio pour eux-mêmes. Certaines personnes sont en recherche de voyages et de rapports humains sans rapports marchands.

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Commerce alternatif